Publi le dimanche 29 juin 2008

Paris Match nous a menti

29 06 2008

La semaine dernière le magazine Paris Match a publié dans ses pages un spécial sur le 400è anniversaire de Québec. Au cours de la fin de semaine la plupart des médias ont rapportés à quel point ces reportages étaient mal foutus. Paris Match a confondu la ville de Québec avec la province du même nom et a donné une place démesurée à Montréal qui a été promue capitale du Canada. Ce n’est pas la première fois qu’un média français traite du Québec avec incompétence et légèreté, mais cette fois-ci Paris Match a dépassé les bornes quand son rédacteur-en-chef a carrément menti aux nombreux médias qui l’ont accueilli lors de sa tournée de promotion de la semaine dernière.

Olivier Royant a été vu et entendu partout, dans toutes les émissions qui comptent et il a rencontré de nombreux journalistes. Il a vanté les 35 pages du magazines consacrées au 400è et la page couverture mettant en vedette Garou et son amoureuse, la chanteuse française Lorie. Ce qu’il n’a pas dit, c’est que cette couverture exceptionnelle n’était présentée telle quelle que dans l’édition internationale vendue ici. Dans l’édition publiée en France c’est Danny Boon et Sophie Marceau qui font la page couverture et le spécial Québec est réduit à 26 pages. Cette édition française du magazine peut être consultée sur le site Relay.fr *. Il faut savoir que Paris Match publie pour  l’ensemble de la francophonie une ou plusieurs éditions dites internationales qui sont plus ou moins différentes de l’édition française selon les intérêts des lectorats nationaux.

Dans sa chronique de samedi dans La Presse et Cyberpresse la journaliste Nathalie Pétrowski critique avec justesse les nombreuses erreurs de Paris Match. Je lui ai envoyé un courriel pour l’informer de ma découverte. Elle m’a répondu avoir demandé à Royant si l’édition française était la même que la québécoise et il lui a répondu par l’affirmative. Devant un mensonge aussi éhonté, il faut croire que le journaliste Royant s’est transformé en vendeur de merde dans le seul de but de faire passer les ventes de 12,000 copies par semaine à plus de 30,000 comme il l’a candidement avoué à « Bons baisers de France » mercredi. Il y a des limites à nous prendre pour des cons et Paris Match les a  allègrement dépassées. En plus, ce n’est pas la première fois qu’il nous fait le coup. À chaque fois que Paris Match a parlé de Québec et que j’ai pu comparer les éditions, la couverture française était toujours différente et moins importante. En fait les Français se foutent de nous de la même manière que nous le faisons malheureusement avec les minorités francophones du reste du Canada. Nous avons de temps en temps un élan de sympathie vers eux, mais dans le fond leur existence nous importe peu, car c’est une relation qui ne nous rapporte pas beaucoup.

À mon corps défendant, j’avoue qu’à chaque fois que les médias français parlent du Québec, j’en tire une certaine fierté. Comme plusieurs d’entre nous, je souffre du syndrome de l’enfant abandonné par sa mère patrie qui lui envoie parfois le message qu’elle regrette ses fautes passées et qu’elle l'aime. C’est fini. La prochaine fois qu’elle me fait le coup je lui répondrai par la bouche de mes canons  « Va te faire foutre ».

*Si les magazines français vous intéressent, il n’y a pas que Paris Match,  je vous recommande fortement de vous abonner à Relay.fr. Il donne accès à plus de 400 publications pour le prix de 17 euros par mois, soit approximativement $27, le prix que l’on paye ici en kiosque pour 4 à 5 magazines. Le logiciel de lecture en HD est le meilleur que je n’ai jamais expérimenté et il permet de copier chaque magazine sur clé USB ou de l’envoyer par courriel pour le partager avec une autre personne. Tous les grands magazines dans tous les domaines y sont. Vous pouvez en faire l’essaie gratuitement. Je ne peux plus m’en passer.

 

 





1 Commentaire :

Commentaire crit le dimanche 13 juillet 2008 à 13:49:41 (lien)
Recti Ficatif
Le contenu du magazine est exactement le meme. Seule la couverture est différente.
Monsieur Royant n'a pas menti.


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